• 1er janvier  - 31 décembre 1871

    2 janvier 1871 : « "Qu'est-ce qu'une telle vie, où il faut tout sacrifier pour avoir du pain !" dit Richard avec véhémence. »

    3 janvier 1871 : « Richard corrige la biographie , et je lui dis que ce sera quelque chose de beau pour Fidi ; Richard répond : "Je peux penser laisser mon nom dans l'histoire de l'art, mais je crois vraiment que ce livre suscitera l'intérêt." »

    4 janvier 1871 : « Commentant l'atrocité de la vie en général, [Richard] dit : "Quiconque n'est ni un saint ni un artiste n'est qu'un éphémère,  une créature misérable.  La vie n'offre rien d'autre que la répétition des mêmes choses,  une histoire monotone et ennuyeuse, simplement sous des formes différentes". »

     7 janvier 1871 : [Richard] : « Que m'apportent encore en effet les représentations, en dehors des soucis et de la fatigue et de la satisfaction éviter les contretemps ? En tout cas, elles ne me marquent plus. Mes oeuvres ne m'apportent du plaisir que jusqu'au moment où je commence à travailler à l'encre, à l'instant où la pensée nébuleuse qui me domine tant que je travaille au crayon devient tout à coup claire et distincte.  L'orchestration fait déjà trop partie du monde réel.  On est trop fatigué ; ainsi, par exemple, cette proposition anglaise qui m'a été fait hier devrait certainement me réjouir, car un anglais prendrait certainement la chose avec rigueur et sérieux, de tout cela m'est indifférent.  Devrais-je me réjouir de ce que l'on remarque aujourd'hui des oeuvres que j'ai écrites il y a 20 ans, alors qu'elles sont pour moi dépassées et que je suis ainsi perpétuellement obligé de faire un pas en avant et deux en arrière ? J'ai été trop secoué pour cela. »

     11 janvier 1871 : «  Il me semble curieux d'entendre Richard dire au sujet du cor qui lui avait récemment semblé avoir un son indistinct (dans l'Idylle), comme s'il avait été enduit de graisse, ce qui l'a amené  à remarquer  comme il fallait faire attention en jouant, parce qu'il souligne non la structure, mais la couleur de la mélodie ; c'est également tout ce qui confère tout son romantisme  à l'nstrument. »

     

    16 janvier 1871 : « [Richard] : faire des quatuors m'a toujours semblé la même chose que faire des grincements ! » « L'importance de l'orchestre, son rôle de choeur antique, son incomparable supériorité par rapport à ce dernier qui commente l'action par des mots alors que l'orchestre nous révèle l'âme de cette action, nous l'explique de façon précise. » « Richard dit au sujet des ténors et ténors héroïques comme les veulent et les forment les théâtres d'aujourd'hui : « le ténor lyrique est celui qui n'a pas de voix, mais un fausset nasillard ; le ténor héroïque est un individu qui n'a rien appris. »

     

    20 janvier 1871 : « [Richard] : quel bonheur d'avoir les enfants ! Avec l'âge, on devient indifférent mélancolique, et tout ce qui vient de l'extérieur nous laisse de plus en plus froid, c'est une sorte de préparation à la mort ; et puis viennent les enfants, dont les impressions sont si vives, chez lesquels tout vit, et nous renouons avec le monde. »

     

    22 janvier 1871 : « [Richard] : une représentation vivante - la bonne chanteuse - et adieu la « classicité ». Voilà quel doit être le rôle du drame ; je ne suis pas poète, et les reproches que l'on peut faire à ma diction me sont tout à fait indifférents, chez moi tout est action ; il m'est dans une certaine mesure égal que l'on prenne mes vers, le public saisira toujours l'action. Comme le peintre, musicien et le sculpteur, le poète est une absurdité, seul le dramaturge peut faire quelque chose à ce niveau. » « Chacun doit improviser, tout bon musicien peut faire quelque chose de bon quand il improvise ; mais la notation est un processus tout à fait différent, il s'agit de faire une sonate, une suite, etc., et il faut beaucoup de choses pour donner vie à une forme musicale traditionnelle donnée. » « Beethoven est le premier à avoir créé une musique que l'on écoute vraiment comme telle ; les oeuvres qui avaient été composées avant lui servaient à mettre de la vie dans une réception ou à accompagner ce qui se déroulait dans une église ou sur une scène. »

     

    27 janvier 1871 : « [Richard] : j'ai en moi une confiance illimitée depuis que tu [Cosima] es venue à moi, et je veux vivre encore cent ans avec toi. »

     

    5 février 1871 : « pendant que Richard boit sa bière après dîner, notre conversation tombe sur la symphonie héroïque et sur la célèbre dissonance qui fait frémir Richard : il peut en effet supporter l'excentricité en tant que telle, et ici elle gâche la pensée au lieu d'exprimer, elle en détourne. »

     

    12 février 1871 : « [Richard] : la musique de Bach est assurément une idée du monde, ses représentations dépourvues de sentiments en sont précisément aussi dépourvues que la nature même ; la mort et la naissance, le souffle du vent et le bruit de la tempête, le rayonnement du soleil, tout cela avance comme une figuration. Et l'individu est le thème, toujours extraordinairement beau et expressif, qui se maintient dans ce va-et-vient, comme la foi protestante. Mozart nous donne un exemple cette opposition dans la Flûte enchantée, où les deux princes chantent à Tamino le changement et l'effort éternel ; comme Bach aurait pu le faire. Et l'orgue appartient à la même conception, aussi dépourvu de sentiments que l'âme de l'univers est aussi puissant qu'elle. A l'intérieur d'un même thème alterne le motif de danse et le choral. »

     

    1er mars 1871 : « Richard m'explique que le musicien est déterminé par une idée, une image en fonction desquelles il compose sa musique, mais qu'on ne peut et ne doit jamais l'expliquer par une image. »

     

    5 mars 1871 : « [Richard] : le génie est une monstrueuse imagination alliée à la faculté de s'assimiler tout ce dont cette imagination a besoin, d'où un tempérament ardent auquel s'ajoute une incapacité à voir autre chose que ce qui l'intéresse et à observer la vie, d'où une inaptitude à la vie. »

     

    16 mars 1871 : « je vais le [Richard] voir pendant qu'il travaille, il modifie ce qu'il fait selon la mélodie en disant : « jamais personne ne fera rien de bien en écrivant d'abord un bon poème et ensuite la mélodie. C'est ici que je vois comment les choeurs grecs ont pu être aussi irréguliers, et je savais également ce que je faisais en élaborant la forme que j'ai choisie pour les faire vers des Nibelungen, je savais que la musique s'y adapterait. »

     

    17 mars 1871 : « A table, Richard dit : « le poète doit être un voyant et un chantre. »

     

    20 mars 1871 : « [Richard] : Nous sommes dans la vie comme dans une foire, étrangers partout, n'ayant attache nulle part. Nous tirons notre subsistance de nous-mêmes, ce sont notre amour et nos enfants qui nous rendent heureux, mais l'air du dehors est hostile, on ne nous comprend nulle part. Tout ce que nous voulons est folie pour eux. »

     

    9 avril 1871 : « [Richard] : Je voudrais dire à tous les gens qui veulent améliorer le monde, qui étudient et connaissent la nature humaine, qu'il est réellement miraculeux que nous ne nous soyons pas tous entre-dévorés, que le monde continue à aller comme il va ! C'est pourquoi ils devraient regarder des faits tels que la monarchie héréditaire comme des manifestations divines, au lieu d'en montrer les côtés absurdes ; car l'homme étant ce qu'il est, nous devrions nous être entre-déchirés depuis longtemps. »

     

    24 mai 1871 : « Richard classe ses écrits qu'il veut publier dans l'ordre chronologique, parce qu'il veut pas qu'on le perçoive comme un poète ou un écrivain. »

     

    25 mai 1871 : « [Richard] : c'est l'élément [la musique] dans lequel s'engloutit toute chose, l'élément liquide, et c'est pourquoi il est tellement vain de vouloir parler de musique classique. Car peut-on imiter Bach, comme on peut imiter avec bonheur le style de Goethe ou de Lessing ? L'individualité mozartienne, celle de Bach se sont englouties dans la musique. »

     

    31 mai 1871 : « nous prenons le café sur la terrasse, et Richard est charmé de voir un petit bateau à voile qui glisse sur le lac ; « quel effet un bateau à vapeur peut-il faire à côté ? On détourne le regard ; il est le symbole de tout le monde moderne ; bien sûr, il a son utilité, mais il ne faut plus espérer que les artistes continueront à trouver des sujets d'inspiration. »

     

    7 juin 1871 : « le soir, Richard me lit ses Nibelungen en disant : « je constate avec plaisir que je n'ai pas radoté autant que je le craignais. »

     

    9 juin 1871 : « [Richard] : de même qu'il y a chez Hugo une grossière incompréhension de Shakespeare, Berlioz fait preuve d'incompréhension vis-à-vis de Beethoven ; par endroits, la mise en lumière violente du détail prend une place de premier plan. La poésie française est de la prose ampoulée. »

     

    11 juin 1871 : « Richard dit : « la loi de la pesanteur régit le monde, l'apparition du génie ne peut rien y changer, il ne peut que chercher à amener son balancier à un endroit où son action se soumettra également à la loi de la pesanteur. Frédéric Le Grand a dû fonder son État prussien et je dois en faire autant, si je puis me donner après lui ; mes oeuvres ne changeront rien aux choses du théâtre, à la routine, mais il faut que je veille à la fondation de mon État. »

     

    17 juin 1871 : « ce matin Richard me dit : « sais-tu quelle est la note qui symbolise la musique nouvelle ? C'est le do dièse, le do dièse du premier thème de l'Héroïque ; qui, avant Beethoven, qui après lui a jamais exhalé ce soupir dans le calme parfait d'un thème ? »

     

    20 juin 1871 : « [Richard] : je serais angoissé si je savais que tout passe chez moi par une porte très étroite et que je n'écris rien qui ne soit très clair dans mon esprit. Dans ce contexte, le plus difficile a été le dernier acte de Tristan, et je ne me suis trompé en rien. »

     

    21 juin 1871 : « [Richard] : j'aimerais tellement composer de choses faciles, il faut précisément que je sois pris de cette violence ! Dans quel pétrin suis-je allé me fourrer ! »

     

    23 juin 1871 : « [Richard] : je prépare en ce moment une grande aria pour Hagen, mais uniquement pour orchestre. Je ne suis qu'un apprenti, personne ne veut le croire, je suis incapable de rien composer. Composer entraîne chez moi un état bizarre ; quand j'improvise j'ai tout ce que je veux, à l'infini ; mais quand il s'agit de composer, il faut fixer ses idées, il y a déjà des problèmes de doigté, et l'on se demande : comment était-ce, qu'y a-t-il ensuite, comment cela devrait-il être, comment était-ce - et il faut chercher jusqu'à ce qu'on trouve. S'il me voyait composer, Mendelssohn lèverait les bras au ciel. »

     

    5 juillet 1871 : « [Richard] : l'enfant qui n'apprend pas à obéir est un enfant perdu. J'ai grandi dans l'anarchie la plus totale ; il devait sans doute en être ainsi, puisque je fus plus tard incapable de me plier à aucune situation existante, mais j'aurais pu m'épargner bien des choses si j'avais été habitué à obéir. Je fus pour ma soeur une espèce d'être sauvage et abandonné à lui-même, qui ne se pliait à rien. »

     

    8 juillet 1871 : « A table, Richard se montre contrarié, affecté ; il se plaint de travailler si lentement, d'avoir de la peine à trouver le climat nécessaire, ajoutant qu'un rien le dérange […] » « Dans la soirée, Richard m'appelle, après s'être retiré au premier : « cela vient, mon atmosphère est en train de se constituer. Je travaille de manière complètement démente, cela ressemble à des convulsions. »

     

    18 juillet 1871 : « [Richard] : si je pouvais écrire des arias et des duos, tout serait tellement facile ; mais ici, tout doit être une petite image musicale, sans que le cours de musique en soit pour autant interrompu ; il faudrait bien quelqu'un comment faire. » Après le repas, il joue troisième acte de Siegfried en entier, ils est beau au-delà de toute expression. Il me fait remarquer qu'au moment où Brünnhilde salue Siegfried, on entend des sons de harpes identiques à ceux par lesquels les scaldes accueillaient un héros au Walhalla. Ces mêmes notes retentiront à la mort de Siegfried. »

     

    22 juillet 1871 : « [Richard] : je crois que la toute-puissance d'expression réside dans les yeux chez le chien ; en effet, la gueule et les muscles qui en font partie ne lui servent absolument pas à s'exprimer. Quelle façon à un chien de regarder un homme ! Les yeux de la plupart des hommes n'ont pas cette force d'expression ne serait-ce que parce qu'ils ont l'habitude de dissimuler. »

     

    27 juillet 1871 : « [Richard] : Sais-tu ce que j'ai fait aujourd'hui ? J'ai jeté tout ce que j'ai fait hier. L'appel de Hagen était trop composé à mon goût, il ne me plaisait pas, il fallait le modifier. »

     

    28 juillet 1871 : « [Richard] : je maudis la composition, ces sortes de convulsions dans lesquelles je me trouve et qui m'empêchent de jouir de mon bonheur ; mon fils lui-même passe devant mes yeux tel un rêve ; il y a longtemps que je devrais avoir fini de composer les Nibelungen ; ou bien il faudrait que je sois aussi violent que Beethoven ; vous vous imaginez que tout cela constitue mon élément, mais ce n'est pas vrai ; je voudrais pouvoir vivre de ma propre culture, jouir de mon bonheur ; autrefois il en était autrement. Ah ! C'est comme si je voulais construire une maison sur un catalpa en pleine fleur : il faudrait que je commence par combler les milliers de gouffres qui me séparent de mes contemporains ; où prendre mon Hagen au milieu de ces voix arrogantes ; les types qui ont de telles voix sont des imbéciles. Ah ! C'est insensé. Idylle, quatuor, voilà ce que je voudrais continuer à faire. »

     

    13 août 1871 : « [Richard] : la raison pour laquelle les grands maîtres ne peuvent être imités est que chacun emprunte un chemin qui lui est propre et qu'il le suit jusqu'à la limite la plus extrême ; s'il avait été possible d'aller plus loin sur cette route, le maître lui-même l'aurait fait »

     

    1er septembre 1871 : « [Richard] : j'ai réfléchi à nouveau sur le mime, sur le poète, etc. Et j'ai même noté des idées à ce sujet sur mes brouillons. L'improvisateur comme le mime doit appartenir tout entier à l'instant, ne pas penser à ce qui va venir et même ne pas le savoir. Ce qu'il y a de particulier dans mon art, par exemple, est que je considère chaque détail comme tout et que je ne me dis pas que ceci ou cela va suivre, faut-il que tu fasses comme cela comme ceci, faire telle ou telle modulation, je pense : le reste se trouvera de soi-même ; autrement je serais perdu. Et cependant, je ce sais que j'obéis à un plan inconscient. En revanche, ce que l'on appelle le génie de la forme réfléchit : « voilà ce qui va suivre, il faut que je m'y prenne ainsi », et il fait tout cela très facilement."

    6 septembre 1871 : « [Richard] : Beethoven agit la plupart du temps sur nous par la répétition de motifs proches les uns des autres, par la continuité, mais bien sûr, tout cela est bien différent chez lui [Rossini]. »

     

    9 septembre 1871 : « Richard est très souffrant, il est d'humeur sombre et dit que son travail ne lui donne aucune joie et qu'il voudrait pouvoir faire autre chose pour s'adresser au monde, que ce qu'il fait est la chose la plus inutile qui soit et que cela ne répond à l'attente de personne. »

     

    14 septembre 1871 : « Richard me dit : « ici, [le lied Mein Herz, mein Herz, was soll das heissen de Beethoven] tout est dans le premier mouvement rythmique ; ce qui fait qu'un lied n'est pas vulgaire, c'est la sincérité et la foi du compositeur et non un effort de recherche ; un lied ne saurait jamais être assez simple. »

     

    28 septembre 1871 : « j'apprends aujourd'hui pourquoi Richard était si absorbé et si nerveux ; le passage où Brünnhilde dit à Siegfried que l'épée suspendue entre eux a été comme une source de joie lui était passé par l'esprit, aujourd'hui il l'a terminé et il en est satisfait, « ce qui était important, c'était la concision et qu'il n'y ait pas de modulation » ; c'est la trompette qui lui a plu. »

     

    29 septembre 1871 : « j'ai composé un choeur grec, me crie Richard ce matin, mais un choeur qui est en même temps chanté par l'orchestre, après la mort de Siegfried ; pendant le changement de scène, on entendra le thème de Siegmund, comme si le choeur disait que c'était son père, puis le motif de l'épée, enfin son propre thème ; alors le rideau se lève, Gutrune apparaît, elle croit avoir entendu son cor ; comment des mots pourraient-ils jamais donner cette impression que ces thèmes graves ont suscité une nouvelle fois ; en d'autres, la musique exprime toujours la présence directe. »

     

    3 octobre 1871 : « [Richard] : « Ah ! Si la musique n'est pas faite pour donner une vie nouvelle à notre monde tout entier, elle ne vaut plus grand-chose. »

     

    12 octobre 1871 : « [Richard] : «Il [Liszt] a été l'imagier d'un monde finissant, avec des choses comme ses mélodies tziganes qui ne sauraient prétendre appartenir à un art durable ; son centre de gravité était un Paris aujourd'hui disparu. »

     

    21 octobre 1871 : « Richard me dit : « on ne lit presque plus [les écrits de Voltaire] et c'est toujours sa personnalité qui intéresse les gens, alors que chez les vrais grands génies on cherche tous dans les oeuvres. »

     

    19 novembre 1871 : Richard me dit à moitié en plaisantant : « je voudrais bien connaître un sorcier, je comprends fort bien la sorcellerie, j'ai parfois l'impression que j'en suis capable, comme par exemple, dans certaines circonstances, sauter sur une énorme distance. Ma manière de faire de la musique est à proprement parler de la sorcellerie, je ne peux pas faire de la musique de manière mécanique et tranquille, dans une oeuvre à cinq voix de Bach, la voix de soprano elle-même me gêne, je voudrais la transposer en exécutant en extase les mélodies vocales les plus insensées sans faire d'écarts, cela sort tranquillement comme d'une machine ; je ne peux rien faire dans la tranquillité. » Il me dit qu'il préférerait écrire maintenant son Essai sur ce que Weber a dit de Beethoven ; « j'ai lu récemment que Hanslick a parlé de la naïveté de Beethoven, un tel âne n'a évidemment aucune idée de la nature de ce génie qui brille certes par éclairs, mais qui est le plus haut qui soit ; on pourrait bien plutôt parler de naïveté dans le cas de Mozart, parce qu'il utilisait des formes qu'il n'avait pas inventées, seul ce qu'il y disait était vraiment sa propriété. La nature du génie est naturellement spontanée, non réflexive. Mais que savent les gens de l'état de ravissement où se trouve l'artiste en train de créer. »

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :